La Belgique en guerre à l'insu du Parlement?
by Vredesactie
Monday, Jul. 28, 2008 at 11:59 PM
Le ministre De Crem a fait approuver par le conseil des ministres une note qui élargit fortement l'engagement des F-16 en Afghanistan. De Crem suit la logique de guerre des États-Unis et semble résolu à esquiver tout contrôle parlementaire et tout débat public.
Quand
le Parlement organise une audition sur la participation
belge controversée à la guerre en Afghanistan, De Crem se met aux
abonnés absents. Mais pendant les vacances parlementaires, il part
en guerre. Le ministre belge de la Défense se comporte comme en dehors
de tout contrôle démocratique. Pour lui, la
prolongation redoutée du mandat militaire en Afghanistan est acquise
avant même le début de la mission. Il n'y a aucun accord clair sur
les lieux où les troupes belges opèreront. De Crem ne semble pas faire
grand cas d'une participation à la
guerre en Afghanistan, au Pakistan ou en Iraq. Et ce malgré
les avertissements des experts.
Arnold Karskens, spécialiste de l'Afghanistan et le plus expérimenté
des correspondants de guerre
pour les Pays-Bas a affirmé en juin lors de l'audition à
la
Chambre que la Belgique posait un acte très dangereux. Il a déclaré
dans une interview: «Tu pars avec quatre F-16.
Ceux-ci seront
utilisés quand des bombardiers seront nécessaires. Avant que tu n'aies
eu
le temps de t'en rendre compte, tu es dans cette guerre.» Une
forte pression s'exerce sur les États membres de l'Otan pour que
ceux-ci fournissent plus de troupes.
En effet, l'avenir de l'Otan dépend de la réussite de l'intervention en
Afghanistan. Karskens prévient: «C'est la théorie de
l'escalade. Tu
commences avec quatre F-16, puis il faut quelques appareils de
réserve et, là, faire intervenir de nouvelles forces
armées est un pas facilement franchi. C'est un accord de
principe: on dit oui pour
quatre mois, puis on reste plus longtemps. Vous serez en pleine guerre
avant d'avoir eu le temps de vous en rendre compte.» Les F-16 ne sont
pas encore partis et la prolongation de leur mission est déjà décidée…
De Crem met en œuvre des moyens de relations publiques pour
essayer de
convaincre l'opinion de la
nécessité et du sens de la mission en Afghanistan.
Il écrit
dans
une carte blanche que la communauté internationale n'admettait pas
qu'un pays soit abandonné aux fondamentalistes et aux
producteurs
de drogue qui
méprisent les femmes. Il a mauvaise mémoire. Il y a quelques
décennies, juste
avant et pendant l'intervention soviétique
en Afghanistan, les États-Unis ne rataient pas une occasion de financer
et
d'armer les groupes fondamentalistes de moudjahidines. Ces
livraisons d'armes ont d'ailleurs contribué au développement
d'Al-Qaida. La guerre actuelle est avant tout l'aboutissement d'un
exercice
de vengeance après les attentats du
11 septembre. Deux mois avant que n'éclate la guerre contre
l'Afghanistan (7 octobre 2001), le sous-secrétaire
américain
pour l'Asie du Sud négociait encore avec les talibans à propos de la
pose d'un
pipe-line
à travers l'Afghanistan pour assurer l'accès au gaz d'Asie centrale via
les ports
pakistanais. Si l'Afghanistan a une telle importance, c'est en effet en
partie à cause de sa proximité des réserves de pétrole et de gaz d'Asie
centrale et de ses importants voisins, notamment la Chine et
l'Iran.
Il se dit que la Belgique et la communauté internationale
aideraient les Afghans
à reconstruire le pays. En ce moment, il n'est pas beaucoup question de
reconstruction, et moins encore d'en faire une priorité pour l'Otan. Le
budget pour les opérations militaires (100 millions de dollars par
jour) dépasse
de loin celui de la reconstruction (7 millions de dollars par jour).
Notre gouvernement se lance dans une aventure militaire sans issue. En
Afghanistan, l'Otan se heurte douloureusement aux limites de
l'intervention militaire. Les talibans ont été chassés du pouvoir, mais
c'est le seul succès à relever. Une intervention qui devait installer
un
gouvernement démocratique et reconstruire le pays se consacre tout
entière à la
«contre-insurrection». Nulle part il n'est question de reconstruction.
L'Otan doit se retirer d'Afghanistan. Si nous refusons d'abandonner les
Afghans et si nous voulons contribuer à la
reconstruction et à la stabilité, il faut le faire avec des moyens
non militaires.
Communiqué original en néerlandais de Vredesactie: België
zonder parlement ten oorlog?
unitedfortruth
by unitedfortruth
Tuesday, Jul. 29, 2008 at 11:01 AM
"La guerre actuelle est avant tout l'aboutissement d'un exercice de vengeance après les attentats du 11 septembre."
non non non, on ne peut pas se venger d'un coup porté par soi même ... il s'agit purement et simplement d'une guerre de colonisation, comme toutes les guerres de l'Histoire.
DeCrem a surement des actions d'une companie petrolière ...
Motif?
by Neg8
Wednesday, Jan. 28, 2009 at 8:18 PM
L'objectif en Afghanistan est le contrôle du trafic d'héroïne! surtout pour les britanniques, on connait leur histoire du trafic d'opium ...
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