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[blog ULSG] OCTOBRE 2009
by ULSG Wednesday, Nov. 04, 2009 at 2:03 PM

[blog ULSG] OCTOBRE 2009

Union des Locataires de Saint-Gilles asbl
association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale
29 octobre 2009
Libéralisation de l’électricité : la Belgique condamnée
http://www.lesoir.be/actualite/economie/2009-10-29/liberalisation-electricite-europe-condamne-belgique-735299.shtml
La Cour européenne de Justice pointe la libéralisation déficiente du marché de l’électricité en Belgique. Selon son arrêt, le pouvoir donné à la CREG par la réglementation belge est insuffisant. Le régulateur « ne semble avoir aucune influence eu égard aux méthodes utilisées pour calculer ou établir les tarifs du transport et de la distribution ».
La Cour suit en cela l’argumentaire de la Commission européenne qui reproche à la Belgique de donner au gouvernement et non à la CREG le pouvoir d’adopter des règles particulières en matière d’amortissement et de marges bénéficiaires liées aux investissements dont l’intérêt se situe à l’échelon national ou européen.

Selon la Commission, cette manière d’opérer n’est pas compatible avec une directive européenne datant d’il y a six ans, vu que le régulateur « ne semble avoir aucune influence eu égard aux méthodes utilisées pour calculer ou établir les tarifs du transport et de la distribution », est-il écrit jeudi dans un communiqué de la Cour européenne.
La Commission avait également fait valoir qu’à ses yeux, la législation belge relative à l’organisation du marché de l’électricité est tellement floue qu’il est impossible de s’assurer avec certitude de l’existence d’un droit de recours individuel contre des décisions visant à refuser l’accès au réseau de distribution ou de transport d’électricité.
Cette condamnation de la Belgique par la Cour européenne est la neuvième de l’année.
(belga)
Posté par ul_saintgilles à 14:54 - LIBÉRALISATION DU MARCHÉ DE L'ÉNERGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Demandeurs d'asile cherchent logement
http://www.rtbf.be/info/belgique/politique/demandeurs-dasile-cherchent-logement-155719
Les demandeurs d'asile en Belgique ne savent plus où aller. Ou plutôt, l'Etat fédéral ne sait plus où les accueillir. Des centaines d'entre eux sont hébergés dans des hôtels et faute de place les nouveaux arrivants sont renvoyés à la rue.

Pour parer au plus presser, Philippe Courard, le Secrétaire d'Etat à l'Intégration Sociale, envisage de les loger dans des casernes. Mais en attendant, d'autres demandeurs d'asiles vont se retrouver sans logement, ceux qui étaient hébergés au Samu social de Bruxelles. La convention qui, depuis le mois de mai dernier, liait FEDASIL au Samu social de Bruxelles prend fin demain, 30 octobre. L'hiver approchant, il faut rendre les lieux d'hébergement de la place Masui à leur fonction première: accueillir toutes les nuits des sans-abris en situation de détresse à cause du froid. Les demandeurs d'asile qui étaient logés là doivent donc déménager.
Tous les jours de cette semaine, une quarantaine de personnes ont quitté le SAMU social de Bruxelles. Sur quelle base? Pascale Beretta, directrice générale: "On a déjà un système d'organisation avec Fedasil, depuis le démarrage, ce qui fait que Fedasil nous envoie des listings tous les jours, avec les arrivées et donc les orientations dans l'urgence et de l'urgence vers nous. Dès qu'il y a des places disponibles en centre, pour ces personnes, dès le lendemain matin elles ont une orientation vers les centres structurels. (...) Il nous reste à peu près 80 personnes, ce qui est prévu par le plan."
Encore faut-il qu'il y ait suffisamment de places et que les demandeurs d'asile ne soient pas obligés de revenir cet hier, en tant que sans-abris.
"Ecoutez, l'hiver c'est gérer le confluent des sans-abris qui sont dans la rue, des gens qui sont perdus dans la ville, des migrants qui y sont aussi. Donc on risque d'avoir des personnes qui effectivement sont en danger. Ce que je ne peux pas, c'est de demander à mes équipes, qui font de l'humanitaire et qui sont dans le cadre des "maraudes " en rue, de faire la distinction entre des familles avec des enfants, et d'autres familles avec des enfants. Parce qu'elles ont un statut qui est : une carte d'identité ou pas de carte d'identité; parce que je ne peux pas demander cette distinction-là."
(M.S. avec Betty Cleeren)
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28 octobre 2009
ACTIRIS incapable de payer les primes ACS de septembre pour raisons budgétaires
Bonjour à tous.
L'Union des Locataires de Saint-Gilles asbl est une petite association qui s'occupe de "droit au logement", d'aide aux locataires, de recherche de logements décents, etc. Nos frais de fonctionnement et salaires sont garantis par un subside "Insertion par le Logement" et ACTIRIS pour nos postes ACS (Agent Contractuel Subventionné). En-dehors de ces subsides, nous n'avons évidemment aucun autre fonds. A noter que nos subsides "Insertion par le Logement" n'ont plus été indexés depuis 2006, c'est-à-dire qu'en réalité et de manière pratique ils sont en constante diminution. Si nous disons cela, nous croyons ne pas parler uniquement pour nous, mais pour toutes les associations "Insertion par le Logement".
Et cerise sur le gâteau, nous venons incidemment d'apprendre, suite à un coup de téléphone de notre part aux services ACTIRIS, que les primes ACS du mois dernier n'ont toujours pas été payés à ce jour (28 octobre) pour la simple et "bonne" raison que les réserves budgétaires actuelles d'ACTIRIS ne permettent pas d'effectuer les-dits paiements. La raison? Simple! Aux dires de l'employée qui répondait au téléphone, la Région de Bruxelles-Capitale est en défaut de payement d'ACTIRIS, sans doute dû aux problèmes budgétaires récurents suite aux restrictions et à la crise financière. Bref, "y'a pas d'argent!!!" L'Etat "prête" des milliards d'Euros aux banques et se trouve dans l'incapacité d'alimenter les comptabilités des associations et autres organismes d'aide sociale qui dépendent de ces aides. On nous dit que la situation sera "peut-être" rétablie la semaine prochaine, mais sans certitude.
Quelqu'un a-t-il d'autres informations à ce sujet? Que compte faire le dit "milieu associatif"? Encore une fois la boucler? Ou au contraire rugir et ruer dans les brancards? A quand une grève dans le social? A quand une manifestation? A quand... à quand...???
A bon entendeur, salut!!!
Voir aussi: http://e-s-g.blogspot.com/2009/10/actiris-incapable-de-pays-les-primes.html
Posté par ul_saintgilles à 16:15 - SURRÉALISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
22 octobre 2009
La Poste vire 40 millions par erreur
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2009-10-22/poste-vire-40-millions-erreur-733901.shtml
La Poste a effectué par erreur près de 50.000 paiements, pour un montant de 40 millions d’euros, auprès d’allocataires sociaux.
« Le 15 octobre, la Capac a organisé un test afin de se préparer au passage aux nouveaux protocoles de paiement Sepa prévu pour le 12 novembre. Ce test consistait à envoyer un fichier reprenant une série de virements à La Poste (organisme financier de la Capac) qui devait ‘fictivement’ exécuter les paiements afin de vérifier que nos protocoles Sepa étaient corrects. En raison d’une manipulation fautive de La Poste, ces paiements ont été réellement exécutés », a expliqué la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage (Capac) mercredi soir, qui chiffre le nombre de transactions effectuées par erreur à 50.000. La Poste les chiffre à 40 millions d’euros.

« L’erreur commise par La Poste fut détectée dès la première heure du lundi 19 octobre par nos bureaux de paiement », a-t-elle ajouté. « La Poste entreprend à présent de récupérer les montants fautivement versés sur le compte de plusieurs de nos allocataires sociaux via des protocoles prévus entre les différents organismes financiers », a poursuivi la Caisse qui demande aux personnes concernées de ne pas entreprendre de remboursement spontané.
La Poste affirme qu’« elle met tout en œuvre afin de résoudre le problème aussi rapidement que possible et pour éviter qu’un tel incident se reproduise » et précise qu’une « lettre a été envoyée ce mercredi à toutes les personnes concernées ».
Posté par ul_saintgilles à 14:20 - PAUVRETÉ & RICHESSE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
21 octobre 2009
La Stib s’en prend à la mendicité dans le métro
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2009-10-21/metro-stib-invite-encourager-mendicite-733697.shtml
Le Secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté, Philippe Courard, se dit « perplexe » face à la décision de la Stib d’inviter les usagers à « ne pas encourager la mendicité » dans l’enceinte du métro. Depuis le 15 octobre, un message sonore diffusé dans les stations du métro bruxellois incite les passants à ne pas attirer les mendiants en les aidant. La ministre bruxelloise du Transport a tenu à rappeler que la Stib ne fait qu’appliquer une ordonnance du parlement.
« Nous vous rappelons que la mendicité est interdite dans l’enceinte du métro. Ne l’encouragez pas, merci. » Voici ce que peuvent entendre les usagers du métro bruxellois. Selon la Stib, ce message est inspiré de ce qui se fait dans les transports en commun parisiens. Le but est de conscientiser les passagers du rôle qu’ils ont à jouer et du fait qu’en donnant satisfaction aux mendiants, ceux-ci reviendront, alors qu’ils ont d’autres ressources ou d’autres endroits pour mendier.

Philippe Courard a souligné qu’à l’approche de l’hiver, il convenait « plus encore de développer des initiatives en matière d’accompagnement des personnes démunies. »
Pour lui, il importe de « ne pas cacher le phénomène de pauvreté » mais bien « d’en combattre les causes » Le secrétaire d’État fédéral a rappelé, à titre d’exemple, que la SNCB avait mis en place, en concertation avec les associations de terrain, une « Cellule Prévention et Sécurité Sociétale » pour encadrer les personnes en situation de pauvreté et de sans-abri.
Philippe Courard a ajouté qu’il s’était associé à la SNCB et à sa « Cellule Prévention et Sécurité Sociétale » pour répondre à un appel à projets européen visant à mieux coordonner les actions menées dans les gares, en collaboration avec les associations de terrain.
À la Stib, on dément qu’il y ait une augmentation de la mendicité sur le réseau. le but serait de conscientiser les passagers du rôle qu’ils ont à jouer. « On veut faire prendre conscience aux clients que s’ils donnent satisfaction aux mendiants, ceux-ci reviendront. Et les mendiants ont d’autres ressources ou d’autres endroits pour mendier », conclut le porte-parole de la Stib.
La STIB ne fait qu’appliquer une ordonnance du parlement
L’initiative de la STIB d’inviter ses usagers à ne pas encourager la mendicité dans le métro relève d’une ordonnance prise par le parlement régional en 2007 pour interdire ce type de démarche passible d’une amende de 84 euros, a indiqué jeudi la ministre bruxelloise du Transport, devant les députés bruxellois réunis en séance plénière. Cette même ordonnance prévoit d’ailleurs la possibilité d’infliger une amende de 84 euros, a-t-elle ajouté.
La ministre était interrogée, à l’heure des questions d’actualité par Michel Colson (MR), Céline Delforge (Ecolo), Olivia P’Tito et Nadia El Yousfi (PS), particulièrement remontés, certains sur la forme, d’autres sur le fond, contre l’initiative de la STIB d’inviter les usagers à ne pas encourager la mendicité dans le métro en donnant de l’argent aux mendiants dans ses installations.
Dans sa réponse lue par le secrétaire d’État à la Mobilité Bruno De Lille, la ministre Grouwels, absente mercredi, a rappelé aux députés que la mendicité sur le réseau de la STIB avait été interdite dans une ordonnancé votée par les députés bruxellois en 2007. En vertu de ce texte, elle est passible d’une amende administrative de 84 euros.
À la question posée du niveau hiérarchique à la base de l’initiative de la STIB, Brigitte Grouwels a précisé que la communication avait été mise au point à la demande de la direction du département « métro » de la société « qui n’a pas besoin de demander l’aval de qui que ce soit lorsqu’il s’agit de demander aux usagers de ne pas encourager ce qui est interdit ». (belga)
Posté par ul_saintgilles à 18:20 - PAUVRETÉ & RICHESSE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
19 octobre 2009
Occupation: de Morichar à Belliard à la Porte de Namur
http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/8258/166/
C’est l’heure du déménagement pour les occupants du 45 de la rue Belliard, un bâtiment occupé depuis le 21 septembre. En dernière minute, ils ont trouvé asile dans un immeuble vide de la Porte de Namur. Une convention leur permettra d’y loger durant trois mois, solution négociée par la médiation du secrétaire d’Etat régional au logement, Christos Doulkeridis (Ecolo). La priorité ira notamment aux familles et à ceux qui participaient à l'occupation initiale place Morichar car il n'y a qu'une cinquantaine de places pour 150 personnes.
- Voir notre reportage
Posté par ul_saintgilles à 19:44 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Télé Bruxelles Online - 19 10 09 Occupation Morichar: de Belliard à Stassart

Télé Bruxelles Online - 19 10 09 Occupation Morichar
envoyé par ULSG. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Posté par ul_saintgilles à 19:43 - OCCUPATION PLACE MORICHAR (VIDÉOS) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Sursis pour les occupants du 45 Belliard
http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=980229
Les ex-squatteurs de Morichar, rue Stassart jusqu'au 1er janvier
EXPULSION Les 50 occupants du 45, rue Belliard, menacés d'expulsion hier à minuit, ont obtenu un bref rabiot. De quelques jours, guère plus. Suffisant, semble-t-il, pour leur permettre, dès aujour- d'hui, d'entamer une nouvelle transhumance. Direction : un toit ixellois, rue Stassart.
On se souviendra qu'au soir du 11 mai, 150 squatteurs avaient atterri place Morichar (Saint-Gilles), dans l'ancien bâtiment des contributions. Ceux qui s'y incrustèrent en furent chassés le 21 septembre. Pour retrouver un toit dans un autre site abandonné, au 45 rue Belliard.
Et là, rebelote donc pour ce groupe, entre-temps réuni en une association de fait, avec un xième déménagement sur les bras.
Ce coup-ci encore, après que Christos Doulkeridis (Écolo), le secrétaire d'État au Logement, ait joué au médiateur entre ces femmes et enfants et le maître des lieux, les occupants ont eu droit à une petite rallonge.
Ce qui les autorise à s'organiser en vue d'investir, rue Stassart, un site privé de près de 3.000 m2. Diverses sources concordent pour prétendre que le propriétaire tolèrera la présence de ces habitants occasionnels jusqu'au 1er janvier.
Au reste, certaines de leurs affaires ont déjà été transférées dès ce week-end en ce site un temps occupé par la Stib.
Est-il besoin de le rappeler ? Ces itinérants escomptent, plus que jamais, que leur action serve à dénoncer le manque, aussi criant que connu, de logements publics pour les moins bien nantis.
Guy Bernard
Posté par ul_saintgilles à 17:46 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Les occupants d'un immeuble vide rue Belliard ont dû déménager
http://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/nouveau-demenagement-pour-les-squatteurs-de-belliard-152198
Abbé Vanderbiest sur le déménagement des squatteurs de Belliard (Radia Sadani)


Les occupants d'un immeuble vide rue Belliard ont dû déménager. Ils étaient sous le coup d'un avis d'expulsion. Ils ont déjà trouvé un nouvel immeuble.

Les quelque 70 personnes mal logées ou sans-abri avaient jusque dimanche soir à minuit pour quitter l'immeuble qu'ils occupent rue Belliard depuis le début du mois de septembre.
Mais ils n'ont pas attendu de se faire expulser pour quitter les lieux. Ils ont à nouveau fait leurs valises et sont partis de leur propre chef. Ils ont déjà trouvé une solution de remplacement. Ils vont désormais occuper un bâtiment situé dans le quartier de la Porte de Namur.
Le propriétaire des lieux a accepté une occupation temporaire de 3 mois, ce qui signifie que les occupants pourront s'y domicilier. Ce groupe soutenu par l'Union des Locataires Marollienne et par l'abbé Vanderbiest avait d'abord occupé un ancien bâtiment des contributions Place Morichar à Saint-Gilles.
(R. Sadani)
Posté par ul_saintgilles à 13:54 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Nouveau sursis pour les squatteurs du bâtiment de la rue Belliard
http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/536807/nouveau-sursis-pour-les-squatteurs-du-batiment-de-la-rue-belliard.html
http://archives.sudpresse.be/un-sursis-pour-les-squatteurs-de-belliard_t-20091018-H23AWC.html
La cinquantaine de personnes qui occupent depuis le 21 septembre un immeuble vide situé rue Belliard, à Bruxelles, et qui risquaient d'être expulsées dimanche à partir de minuit, ont obtenu de la part du propriétaire un nouveau sursis de quelques jours, a-t-on appris de différentes sources.

Les occupants comptent déménager à partir de lundi vers un autre bâtiment vide et privé, de 3000 m2, situé rue Stassart à Ixelles. Ce bâtiment qui était anciennement occupé par la STIB pourrait être habité, en accord avec le propriétaire, jusqu'au 1er janvier.
Des affaires ont déjà été transférées au cours du week-end entre le bâtiment de la rue Belliard et celui de la rue Stassart. Le secrétaire d'Etat bruxellois au Logement Christos Doulkeridis (Ecolo) a joué dans ce dossier un rôle de médiateur. Le groupe d'occupants est constitué essentiellement de femmes et d'enfants.
Ils ont été chassés d'un autre immeuble, situé place Morichar à Saint-Gilles qu'ils squattaient depuis le 11 mai dernier et qu'ils ont quitté le 21 septembre. Le groupe, qui a formé une association de fait, cherche par son action à dénoncer le manque de logements publics pour les bas revenus ou les personnes défavorisées en Région bruxelloise.
Posté par ul_saintgilles à 10:46 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
15 octobre 2009
Suez : « Ce ne sera pas 500 millions mais 0 »
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2009-10-15/mestrallet-sera-500-millions-zero-732695.shtml

Le patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet, est convaincu qu'il ne devra pas verser de contribution, cette année, à la Belgique alors que le gouvernement a inscrit à ce titre 500 millions d'euros au budget, a-t-il déclaré jeudi à Paris, en marge d'une conférence de presse.
Lire aussi : "Suez menace de quitter la Belgique"
Au cours des 5 prochaines années, le groupe devrait tout de même contribuer au budget belge, à hauteur de 235 millions d'euros annuellement.

« Ce ne sera pas 500 millions d'euros mais zéro », a affirmé Gérard Mestrallet. Un accord ayant été conclu sur la prolongation des centrales nucléaires, ce montant n'est plus à l'ordre du jour, a-t-il estimé.
Un préaccord prévoyant que GDF Suez verse 235 millions d'euros par an à l'État belge au cours des 5 prochaines années aurait cependant été trouvé, a poursuivi le patron du groupe, précisant qu'un « accord global » devait encore être dégagé.
Le gouvernement belge avait déjà exigé que GDF Suez lui verse 250 millions d'euros en 2008, ce qu'avait contesté l'entreprise énergétique.
(D'après Belga)
Posté par ul_saintgilles à 14:03 - CRISE FINANCIÈRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
14 octobre 2009
Ne leur dites pas qu'on a fait un budget d'austérité
http://www.lesoir.be/forum/editos/2009-10-14/dites-fait-budget-austerite-732359.shtml
Ils avaient annoncé du sang et des larmes. Un budget 2010 de rigueur, sinon d'austérité, assorti de vilaines taxes. Et au final, à entendre les commentaires ministériels enjoués, la drache nationale a épargné les nationaux. L'édito de Bernard Demonty
Le budget fédéral en 10 points / Les mesures du budget wallon/Communauté / La vidéo du discours de Van Rompuy et le texte de la déclaration de politique générale


Flash-back. En 1981, le gouvernement annonce du sang et des larmes. Un budget de rigueur, sinon d'austérité. Et la douche froide n'épargne pas les Belges : hausses de fiscalité, sauts d'index, dévaluation du franc, mesures d'accompagnement, blocage des salaires.

Alors, qu'est-ce qui a changé en trente ans ? Rien. Sinon, que la composition du gouvernement fédéral, devenue beaucoup plus hétéroclite, rend impossible les compromis sur des mesures désagréables. Et qu'internet permet aujourd'hui à des bataillons de pétitionnaires de se mobiliser dès qu'un ministre envisage de lever un semblant de taxe.
Aussi le gouvernement d'Herman Van Rompuy a-t-il décidé d'imposer son budget d'austérité en « stoemelings », appliquant une stratégie qu'il est permis de résumer ainsi : on ne taxe pas le citoyen, mais on taxe les entreprises qui taxeront le citoyen.
Car il ne faut pas se faire d'illusion : ni les banques, ni les producteurs d'électricité, que le gouvernement a sollicités pour près d'un milliard d'euros sur deux ans, ne sont devenus subitement des mécènes des finances publiques. Plusieurs banques ont d'ailleurs déjà annoncé qu'elles répercuteraient la piqûre sur leurs clients.
Un scandale ? Oui. Les banques ne payeront pas la crise et Electrabel ne créera pas les 10.000 emplois supplémentaires annoncés.
Mais un scandale pardonnable. Car avec ce tour de passe-passe, le gouvernement dégage cinq milliards d'euros pour protéger les chômeurs d'aujourd'hui, les malades de demain, et les pensionnés d'après-demain. Il amorce aussi une fiscalité verte cohérente, et corrige quelques injustices fiscales. Et il met surtout fin à la dangereuse tradition qui s'installait de bâcler les budgets.
A trop critiquer Herman Van Rompuy pour ce budget d'austérité déguisé en cadeau de Noël, on en oublierait presque l'essentiel : la Belgique a un budget. Ce n'était plus arrivé depuis longtemps.


Van Rompuy défend son budget
Le Premier ministre Herman Van Rompuy a défendu mercredi matin son programme gouvernemental face aux critiques de l'opposition. "On me dit qu'il y a un manque de vision. Que l'on me dise alors ce qu'il faut faire", a-t-il déclaré sur les ondes de la VRT, en référence notamment aux critiques du sp.a. Celles-ci ne sont "pas crédibles", étant donné que les socialistes flamands ont eux-mêmes été compétents pour le budget durant des années, a-t-il dit. M. Van Rompuy a défendu son approche "progressive". La déclaration gouvernementale est "un premier pas" en direction de l'équilibre budgétaire, qui sera lui-même "la meilleure garantie pour le système de sécurité sociale", a-t-il dit dit. Interrogé sur la scission de BHV, le Premier ministre a jugé logique que le sujet n'ait pas été abordé dans sa déclaration. "C'est un exercice qui doit avoir lieu plus tard", a-t-il dit, promettant un accord d'ici mars 2010.
Posté par ul_saintgilles à 10:39 - CRISE FINANCIÈRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
13 octobre 2009
Le plan logement au Parlement
http://archives.lesoir.be/logement-pluie-de-questions-pour-doulkeridis-le-plan_t-20091013-00QC8Y.html
VOOGT,FABRICE

Mardi 13 octobre 2009

Logement Pluie de questions pour Doulkeridis
Le plan logement lancé sous la législature précédente par Françoise Dupuis (PS) et désormais « cher » au secrétaire d’Etat au Logement Christos Doulkeridis (Ecolo) devrait être largement évoqué, ce mardi, en commission logement. A travers une série de questions, plusieurs parlementaires se sont donné le mot pour aborder un projet qui, pour rappel, prévoyait, sous la législature précédente, la construction de 5.000 logements, en majorité de type social, sur le territoire de la Région. Il y a les questions ouvertes, qui demandent au secrétaire d’Etat, dont on loue « le changement dans la manière de travailler », de « faire le point sur les projets », et d’autres, plus radicales, où les auteurs exhortent le gouvernement d’abandonner des projets (qui sont) « peu respectueux de l’environnement et de la qualité des habitants ».
A la pointe du combat mené récemment par une partie des habitants de Neder et de Haren – « l’unanimité » selon elle –, la conseillère communale de la Ville et parlementaire bruxelloise Marion Lemesre (MR, opposition) émarge, on l’a compris, au deuxième camp. Pointant l’entêtement et la précipitation de l’ex-secrétaire d’Etat à faire passer ses projets en fin de législature, Marion Lemesre dit aujourd’hui se féliciter du changement de cap initié par Christos Doulkeridis, notamment à travers l’abandon annoncé du projet « Paroisse », à Haren. La députée libérale souhaite connaître les intentions de la Région, à la recherche d’un nouveau terrain pour ce projet. Il revient en fait à la Ville d’en proposer un autre, ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour, le futur terrain, propriété de la Ville, pouvant même être situé en dehors du territoire de celle-ci.
Plus largement, Marion Lemesre souhaite connaître les intentions du secrétaire d’Etat concernant l’ensemble des 41 projets régionaux et demande un moratoire sur tous les projets de construction de logements sociaux du gouvernement précédent. La réponse de Christos Doulkeridis n’a pas encore filtré, mais on sait l’intention du secrétaire d’Etat de ne pas détricoter le plan Dupuis et donc de poursuivre la construction de logement, tout en augmentant la participation des riverains.
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07 octobre 2009
Les syndicats au gouvernement : « Pas touche au social »
EXCLUSIF A deux jours de la manifestation en front commun à Bruxelles, Anne Demelenne (FGTB) et Claude Rolin (CSC) ont tenu à s’exprimer ensemble sur le budget 2010–2011. Ils plaident en faveur d’une taxation accrue du capital pour dégager les ressources nécessaires. Et avertissent : si le fédéral « fait de mauvais choix, cela peut donner une crise sociale majeure ».
L'intégralité de notre entretien dans Le Soir en PDF / Lire aussi : Di Rupo parle d'économies limitées dans la Sécu

Ils excluent qu’on touche aux dépenses sociales et réclament de nouvelles recettes.
La levée du secret bancaire et la lutte contre la fraude permettraient de lever « tout de suite de 1 à 1,5 milliard », selon Mme Demelenne. En réduisant les « cadeaux fiscaux », comme les intérêts notionnels et en « récupérant de l’argent via des revenus mobiliers et immobiliers », la manne totale pourrait s’élever à cinq milliards, calcule-t-elle.
Le secrétaire générale de la FGTB plaide notamment pour une taxe boursière. « Les plus values sur actions ne sont pas imposées chez nous. Quand je dis ça dans un autre pays d’Europe, ils ouvrent des yeux comme ça ! », s’exclame-t-elle.
Les travaux budgétaires entrent dans la dernière ligne droite. Votre message aux négociateurs politiques…
Anne Demelenne

Les travailleurs et les allocataires sociaux sont inquiets. L’« embellie » économique dont parlent certains, on la voit pour les bourses, les banques, nettement moins pour les entreprises, encore moins l’emploi. Je souligne la gravité de la situation pour les jeunes, ceux sortis de l’école, ceux qui ont perdu leurs contrats, même précaires. Il faut redonner de l’« espoir ».
Claude Rolin

Les travailleurs et les allocataires sociaux ne sont pas à l’origine de cette crise, ce n’est pas à eux à payer l’addition. On ne veut pas de plans ou de mesures qui les frapperaient et leur feraient mal.
Si vous deviez, vous, composer le budget 2010-2011, et trouver 3,5 milliards d’euros ? Votre formule ?
Anne Demelenne

Pas touche aux dépenses sociales, et aller chercher des recettes… Lever le secret bancaire, lutter contre la fraude fiscale : on peut récupérer tout de suite de 1 à 1,5 milliard dans les caisses de l’Etat. Taxer les revenus boursiers et financiers. Faire contribuer les banques. Réduire les « cadeaux fiscaux » dont nous parlions tout à l’heure, comme les intérêts notionnels, aberrants, qui rapportent zéro emploi. Enfin, on peut récupérer de l’argent aussi via des revenus mobiliers et immobiliers. Un paquet global de 5 milliards d’euros.
Claude Rolin

On n’est pas dans une logique idéologique, mais dans une logique visant à modifier une donnée centrale : le facteur « capital » ne contribue pas, ou peu, au fonctionnement de la société. 75 % du fonctionnement de la société est couvert par les revenus du travail. C’est cela qui doit changer. Une fiscalité juste, c’est faire en sorte que celui qui a le plus contribue davantage, et faire contribuer tous les types de revenus, dont ceux du capital.
Anne Demelenne

Le contexte international montre qu’il y a eu un dysfonctionnement majeur et qu’il faut mettre en avant une nouvelle logique de régulation, sinon, nous risquons de replonger très vite dans une situation dramatique pour la population.
Claude Rolin

Oui, et à l’adresse du gouvernement, nous allumons aujourd’hui les signaux, de la manière la plus nette possible. Nous comptons sur l’intelligence des gens qui nous dirigent, sur leur bon sens économique et social. Nous jugerons sur pièce.
Anne Demelenne

Mieux vaut prévenir que guérir. Nous sommes des personnes de dialogue. Notre message est de cette nature. Nous sommes positifs. Mais c’est un avertissement. Il faut prendre la situation sur le terrain au sérieux. Si des mauvais choix sont opérés par le gouvernement, cela peut être le début d’une crise sociale majeure. Qui, au niveau syndical, nous laissera peu de choix dans le type de réaction.
Claude Rolin

On n’est pas dans le schéma du pire. Et peu nous importe la composition des gouvernements. Ce qui importe, c’est ce qu’ils font. Les partenaires sociaux ont eu la capacité de négocier un accord interprofessionnel. Nous continuons dans la même logique. Nous veillons à ces orientations. La sortie de crise est au bout. Nous ne sommes pas là pour prêcher le noir de la catastrophe.
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06 octobre 2009
Bruxelles, 5e ville d’affaires européenne
http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2009-10-06/bruxelles-5e-ville-affaires-europeennes-731003.shtml
Bruxelles figure cette année à la cinquième place des villes européennes les plus attractives pour les entreprises. La capitale belge perd ainsi une place par rapport à l’année dernière, ressort-il de l’ « European Cities Monitor ». Londres, Paris et Francfort demeurent les trois villes les plus intéressantes en Europe pour les entreprises et ce, depuis 1990.
À la quatrième place, on retrouve Barcelone qui prend donc la place occupée l’année dernière par Bruxelles. Selon Cushman & Wakefield, la moins bonne performance de Bruxelles n’est pas due à une détérioration de la situation de la capitale européenne mais bien à « la revalorisation et à l’exceptionnellement bonne promotion de Barcelone ».

Bruxelles tire son épingle du jeu au niveau du nombre de langues parlées (2ème place) tandis que la disponibilité de personnel qualifié reste un point fort, tout comme l’accessibilité aux marchés, aux consommateurs et aux clients.
« Notre capitale jouit d’une économie intéressante et relativement stable en combinaison avec une bonne qualité de vie et une population internationale polyglotte », résume l’étude.
Les participants à l’étude s’attendent à ce que Varsovie bénéficient du plus grand afflux d’entreprises au cours des cinq prochaines années.
L’ « European Cities Monitor » est basé sur des enquêtes menées auprès de 500 entreprises européennes.
(D’après Belga)
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05 octobre 2009
Lever le tabou sur les recettes fiscales, avec prudence
http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2009-10-03/prets-lever-tabou-sur-recettes-fiscales-730602.shtml
Si le tabou sur les dépenses tombe à l’occasion des discussions budgétaires en Région bruxelloise, il doit aussi tomber sur les recettes en raison de la gravité de la situation, a affirmé ce samedi le secrétaire d’État bruxellois chargé du Logement Christos Doulkeridis (Écolo).

Le ministre régional de l’Emploi et de l’Économie Benoît Cerexhe (CDH) a dit partager ce point de vue pour autant que l’on ne porte pas atteinte au pouvoir d’achat de la population ni à l’activité économique bruxelloise.

Pour Bruxelles, les dernières prévisions du Conseil supérieur des Finances ont fait monter le curseur du déficit prévisible pour l’année 2009 de 20 millions d’euros et porté le déficit autorisé à 360 millions d’euros.
Selon ces prévisions, la situation de la Région bruxelloise reste préoccupante dans la mesure où l’objectif d’équilibre à l’horizon 2015 paraît inaccessible.
Globalement, les différents interlocuteurs du gouvernement bruxellois consultés depuis vendredi soir relativisent les dernières prévisions du Conseil Supérieur des Finances en regard de l’énormité du déficit à présent prévu pour 2009 (de 540 à 560 millions d’euros sur un budget global de 3 milliards d’euros).
« On n’est même plus à cela près », a commenté à ce sujet un des acteurs du débat budgétaire. « On évalue toujours les dépenses qui sont incompressibles et celles que nous devons absolument préserver. Pour le reste, on sait que l’on va se retrouver dans des montants d’économie très lourds, mais rien de plus à ce stade », a commenté ce samedi le secrétaire d’état bruxellois du logement, Christos Doulkeridis.
Selon lui, aucun tabou ne peut demeurer, face à une telle situation, en ce compris celui des recettes qu’il faut chercher à améliorer.
« Catastrophique »
Le ministre de l’Économie et de l’Emploi Benoît Cerexhe a abondé dans ce sens, soulignant que la Région bruxelloise était la seule à avoir déjà réduit sensiblement ses dépenses dans son projet de budget pour 2009.
« C’est catastrophique. Nous en sommes à devoir creuser dans l’os », a-t-il dit, ce samedi, soulignant que le nouvel effort de 10pc de restriction budgétaire de la Région devra être comparé aux 1 à 2pc d’effort à l’échelon fédéral.
Le ministre CDH s’est également dit ouvert à une discussion sur les recettes, pour autant que l’on ne touche pas au pouvoir d’achat des habitants déjà durement touchés par la crise, et que l’on ne mette pas à mal l’économie bruxelloise.
À l’approche des premières réunions multilatérales entre chefs de cabinets, une des pistes sur la table pour améliorer les recettes de la Région viserait à tenter de rapatrier vers les droits d’enregistrement une série de méga-projets immobiliers qui contournent actuellement le paiement de ces droits perçus par la Région. Ces projets empruntent un labyrinthe juridique qui les soumet à la TVA dont les recettes tombent dans l’escarcelle du fédéral.
Benoît Cerexhe a affirmé qu’il avait demandé l’étude de cette piste de travail qu’il a mise sur la table il y a deux ans déjà. Christos Doulkeridis a affirmé ce samedi qu’il soutenait cette démarche.
D’après le ministre Cerexhe, l’enjeu n’est pas mince. Il n’y aurait pour ainsi dire que peu, voire pas d’opération immobilière supérieure à 5 millions d’euros à Bruxelles qui soit soumise aux droits d’enregistrement.
S’il devient possible d’inciter les opérateurs à revenir vers la fiscalité régionale, il faudra toutefois veiller à ne pas les pénaliser, a-t-il ajouté en substance.
(belga)
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02 octobre 2009
Plus lentement, plus sûrement
http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2009-10-02/lentement-surement-730318.shtml
Le logement sera le plus gros défi du secrétaire d'Etat écolo, Christos Doulkeridis. A l'intransigeance de Françoise Dupuis, il préfère la voie du dialogue. Un enjeu crucial de cette législature comme de la précédente, qui annonçait la construction, loin d'être réalisée, de 5.000 nouvelles unités.
ENTRETIEN

À la Région, où il est également en charge de la Lutte contre l'incendie et de l'Aide médicale urgente, le secrétaire d'État Christos Doulkeridis (Écolo) a succédé à la socialiste Françoise Dupuis au Logement.
La législature commence mal avec le retrait, la semaine dernière, d'un projet de 200 logements sur un terrain situé à Haren ?

Je ne dirais pas que cette législature a mal commencé, mais que la précédente s'est mal terminée. Je ne veux pas jeter la pierre à ma prédécesseure (NDLR : Françoise Dupuis). Le gouvernement précédent, dont Ecolo faisait partie, s'est engagé dans un objectif chiffré qui n'était pas raisonnable. Du coup, on a présenté des projets qui ne tenaient pas la route. On aurait pu laisser le projet, que j'ai retiré, aller à l'enquête publique, mais il ne passait pas la rampe. Mettre 200 logements sur un terrain survolé par des avions à basse altitude et où passe un chemin de fer n'avait pas de sens.
Dans ce dossier il y a quand même eu une volte-face de la Ville qui a cédé le terrain à la Région en sachant qu'on allait y construire un logement. Les communes ne doivent-elles pas, aussi, prendre leurs responsabilités ?

Je vois poindre le problème avec les élections communales de 2012. Je ne voudrais pas que chacun des bourgmestres, échevins ou candidats soit dans une stratégie qui consiste à flatter le pire côté du citoyen à des fins électoralistes. Je veux dialoguer et écouter. Avec les communes, les habitants et le secteur privé, pour pouvoir construire du logement de la façon la plus durable possible. Mais je suis secrétaire d'Etat en charge du logement. Mon objectif est de construire du logement. Pendant la campagne électorale, j'ai entendu qu'il était partagé par tous les partis, de la majorité comme de l'opposition. Une fois que j'aurai pris les initiatives pour montrer ma bonne volonté, je dénoncerai aussi ceux qui sont incohérents par rapport aux promesses faites aux électeurs.
Quel est votre objectif ?

Je ne tiens pas à m'enfermer dans un objectif chiffré ni à me limiter à la construction. Construire du logement prend des années et coûte cher. Or on sait qu'il y a des milliers de familles qui sont en attente d'une solution. On se doit donc d'utiliser tous les outils pour y parvenir : les agences immobilières sociales, le fond du logement… Et puis, il y a les bureaux. Le secteur lui-même sait qu'une partie des deux millions de mètres carrés inoccupés ne sera pas affectée à du bureau. Travaillons alors à des réaffectations en logements quand c'est possible. Bref : je veux étudier comment utiliser de la façon la plus efficace les rares deniers publics qui sont à notre disposition.
On a compris que votre méthode n'était pas celle de Françoise Dupuis. Mais, quand on sait les intérêts divergents des acteurs concernés (communes, habitants, promoteurs…), votre logique, que vous dites articulée autour du dialogue, ne risque-t-elle pas de se révéler stérile ?

Attention à ne pas dire que l'autre méthode était efficace et que la mienne ne fonctionnera pas. C'est la méthode précédente qui était paralysante ! Je vais précisément agir autrement parce qu'elle n'a pas fonctionné. Le fait d'être plus rond ne signifie pas que l'on soit moins efficace. Au contraire. Prendre le temps d'expliquer, d'écouter et de mieux préparer les dossiers, c'est se donner plus de chances de réussir. Même peut-être plus rapidement.
La réalisation de 5.000 logements reste cependant un objectif pour les 5 ans à venir ?

Je ne commettrai pas l'erreur faite sous la législature précédente. Je rentre dans une logique de moyens, pas de chiffres. Mon objectif n'est pas de construire du logement, mais d'en mettre à disposition. La construction est un moyen d'y parvenir, mais, encore une fois, pas le seul.
Ne pas avoir d'objectif chiffré, c'est aussi un moyen de se mettre à l'abri de la critique à l'heure du bilan…

Ceux qui devront faire mon bilan ne manqueront pas de trouver des moyens d'évaluation pour le faire. Je leur fais confiance ! J'attire juste l'attention sur le danger du chiffre. Il conduit, je l'ai constaté, à la tentation de monter dare-dare des projets dans de mauvaises conditions. Je ne veux pas me mettre dans des conditions qui me pousseraient à mal faire mon travail.
Le logement social reste-t-il une priorité ?

L'accord de gouvernement est clair à ce niveau-là : On doit arriver à 15 % de logement à finalité sociale dans toutes les communes dans les dix ans. Mais la question du logement ne concerne pas que le public du logement social, même si elle est, pour lui, encore plus préoccupante. Le droit au logement est un droit constitutionnel. Il doit être vrai pour tous, qu'on entre dans les critères pour le logement social ou qu'on soit étudiant, retraité, handicapé ou famille nombreuse. J'essaierai d'être créatif à cet égard.
Que pensez-vous des occupations sauvages, comme celles rue Belliard ?

Je qualifierais celle-là plus d'occupation d'urgence. C'est une manifestation urbaine qui peut se comprendre, même si je ne l'encourage pas. Au bout de démarches multiples et tout en restant dans une logique de dialogue, certaines personnes occupent un lieu qui n'était pas à l'abandon. Nous avons trouvé un compromis. Les propriétaires sont d'accord de mettre le permis d'expulsion momentanément de côté. On doit être créatif et tenter de conclure, avec le secteur du bureau des contrats précaires pour que tout le monde s'y retrouve. Le locataire, parce qu'il dispose d'un logement et le propriétaire, puis que son bien serait de toute façon vide.
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La police a fait son show
http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2009-10-02/police-fait-show-730315.shtml
Journée portes ouvertes aux casernes à Etterbeek. La police fédérale a déjà invité les écoles primaires voisines. Les enfants ont assisté aux diverses démonstrations qui seront présentées ce samedi.
Le bruit des pales d'un hélicoptère se fait entendre. Soudain il surgit à hauteur du toit d'un immense bâtiment rouge de la police fédérale dans le quartier Géruzet des casernes d'Etterbeek. La porte de l'engin blanc s'ouvre. Des hommes cagoulés et totalement vêtus de noir jaillissent de l'appareil. Ils bondissent sur le toit de l'immeuble et lancent à tour de rôle une corde qui leur permettra de descendre en groupe en rappel le long de la façade.
A quelques mètres de là, plus de 250 gamins réunis sur la cour d'honneur de la caserne applaudissent à tout rompre. Les oh et les ah d'émerveillement fusent de toutes parts. Pour certains, c'est sûr, c'est une révélation.
« Cette journée est une première, commente Tine Hollevoet, porte-parole de la police fédérale. Samedi, ce sera la journée portes ouvertes dans la caserne. Nous présenterons au public une grande partie de nos domaines d'activités. Il aura accès à nos écuries, il pourra faire des tests dans une voiture tonneau. Nous mettrons aussi à sa disposition un stand de tir, un mur d'escalade, notamment. »
Mais pourquoi donc les enfants étaient-ils présents ce jeudi ? « Nous avons voulu faire plaisir aux enfants de toutes les écoles d'Etterbeek, francophones ou néerlandophones. Toute l'année, ils voient nos chevaux, entendent les sirènes et voient les hélicoptères sans trop savoir ce qui se passe derrière les murs, poursuit Tine Hollevoet. Comme ce sont nos voisins, nous avons voulu les inviter à entrer chez nous. Qui sait, ça créera peut-être des vocations. »
Etape suivante pour les écoliers, un exercice de dérapages contrôlés. Chaud et riche en émotions. Sur le tarmac arrosé afin de le rendre plus glissant, deux BMW saisies à des truands. Une noire et une verte. Tour à tour, les gamins sont invités à monter à bord aux côtés d'un policier du centre de perfectionnement de conduite. Démarrage en trombe. Les pneus crissent et dégagent de la fumée. Premier virage et premier dérapage. Les voitures disparaissent derrière un hangar pour réapparaître dans un nouveau tête-à-queue. Le tour de manège est fini. Les enfants descendent des voitures. Fiers, souriants. Pour certains, le teint est un peu plus blême.
Direction les stands d'informations pour se renseigner sur les stupéfiants, les disparitions et l'identification des victimes.
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01 octobre 2009
Magnette pour la prolongation du nucléaire
http://www.lesoir.be/actualite/economie/2009-10-01/paul-magnette-se-prononce-prolongation-nucleaire-730266.shtml
Le ministre de l’Energie Paul Magnette s’est prononcé en faveur du maintien en activité des trois réacteurs nucléaires appelés à fermer en 2015 en vertu d’une loi de 2003. Ce qui marque un revirement important dans la politique énergétique du pays.
Le comité d’experts chargés de définir les contours du futur mix énergétique de la Belgique ont rendu, ce jeudi, leur rapport définitif (après une version provisoire fin juin) au ministre de l’Energie, Paul Magnette (PS). Le document préconise « d’adopter deux plans coordonnés et contraignants : le premier doit permettre d’atteindre une diminution de 15 % de la consommation d’énergie à l’horizon 2020 ; le deuxième doit permettre d’atteindre 13 % d’énergie renouvelable dans notre consommation finale à l’horizon 2020, comme le prévoit l’objectif assigné à la Belgique par l’Union européenne ».

Le nucléaire nécessaire
Le rapport se prononce également sur la production d’électricité nucléaire. Les experts recommandent « de retarder d’une révision décennale la fermeture des trois réacteurs nucléaires Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 (soit les trois premiers dont la fermeture est prévue en 2015, NDLR) ». Selon le rapport, « les objectifs que doit atteindre notre pays en matière de réduction de la consommation et de développement des énergies renouvelables à l’horizon 2020, ne suffisent pas à combler le déficit de production dans le cas où ces trois réacteurs devraient être fermés en 2015 comme prévu par la loi de 2003 ». Ils préconisent aussi « de réévaluer la situation dans 10 ans afin d’évaluer la valeur ajoutée d’une nouvelle prolongation de 10 ans de leur durée de fonctionnement, et de retarder de 20 ans la fermeture des autres réacteurs (Doel 3, Doel 4, Tihange 2 et Tihange 3 – soit les plus récents dont la fermeture s’étale jusqu’en 2025). »
Paul Magnette suit les recommandations des experts…
Le ministre de l’Energie, Paul Magnette, a estimé dans un communiqué « qu’en tout état de cause, il ne peut être question de décider aujourd’hui de prolonger les nouvelles centrales nucléaires (Doel 3, Doel 4, Tihange 2 et Tihange 3), qui ne sont pas directement concernées par la question de la sécurité d’approvisionnement. Une telle option s’inscrirait à contre-courant de la nécessaire transition vers une économie moins énergivore et vers un mix énergétique plus diversifié. En revanche, comme le recommande le rapport, il serait justifié de prolonger de 10 ans la durée d’exploitation des centrales nucléaires de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1. Ce report permettrait de garantir la sécurité d’approvisionnement du pays, éviterait une production importante de CO2 et permettrait de maintenir un niveau de prix protégeant le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises. »
… et attend des engagements clairs de la part des producteurs
Pour Paul Magnette, une telle décision serait subordonnée à des engagements clairs et précis des producteurs d’électricité nucléaire à l’égard de la Belgique. « Cinq objectifs doivent être impérativement rencontrés, dit-il, soit des prix équitables garantissant la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages ; des investissements massifs dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ; des programmes ambitieux de recherche et développement dans les nouvelles technologies liées à l’efficacité énergétique et à l’environnement, ainsi qu’à la gestion et au traitement des déchets nucléaires ; le développement de l’emploi et de la formation professionnelle dans le secteur de l’énergie au sens large ; le prélèvement d’une part significative de la marge nucléaire, au profit du budget de l’Etat, via un mécanisme structurel. »
Le Ministre Magnette formulera des propositions en ce sens au Gouvernement.
Le Ministre de l’Energie et du Climat, Paul Magnette, a reçu ce jour le rapport final du GEMIX, groupe d’experts international mis en place par le gouvernement pour étudier la répartition idéale des différents types d’énergie nécessaires pour assurer l’approvisionnement énergétique durable du pays à des prix équitables, et ce à l’horizon 2020-2030.
Ce rapport a été examiné par le Conseil central de l’économie et le Conseil fédéral du développement durable. Les membres de ces Conseils ont pu poser toutes les questions voulues, auxquelles le rapport définitif répond. Le Ministre tient à remercier les membres du groupe d’experts et l’ensemble des parties prenantes pour le travail qu’ils ont fourni afin de mener à bien un débat ouvert et objectif sur cette question essentielle sur le plan social, économique et environnemental.
Joan Condijts
Ecolo, stupéfait, parle de forfaiture
Le ministre de l’Energie Paul Magnette avait “commandé des conclusions, pas une étude”, a réagi la chef de groupe Ecolo à la Chambre Muriel Gerkens. Changer la loi de sortie de la production industrielle d’électricité via le nucléaire sur des bases aussi fallacieuses “relève du sabotage, si pas de forfaiture”, dit Ecolo.
Selon la députée, les chiffres démontrent qu’une fermeture de Doel 1 et 2 ainsi que de Tihange 1 d’ici 2015 peut se faire sans problème. Des projets de remplacement (énergies renouvelables, cogénération et TGV ) déjà réalisés ou déjà autorisés et en passe d’être réalisés, permettront de compenser sans souci ces fermetures, dit-elle.
Ecolo et Groen! voient dans la publication de ce rapport la volonté du gouvernement de faire passer la pilule amère de son choix de prolongation du nucléaire. Les verts estiment que le gouvernement se prépare ainsi à un troc sans scrupules avec le géant énergétique français GDF-Suez: l’aumône pour réduire un peu le trou budgétaire en échange de la confirmation du monopole d’Electrabel pour l’avenir.
Avec des centrales nucléaires vielles de plus de 40 ans en activité, la Belgique deviendrait du reste un véritable cobaye mondial en matière de sécurité nucléaire. On aura beau changer les accessoires des vieux “tacots”, rien ne nous assure de la résistance des moteurs. Prolonger les vielles centrales, c’est faire un pari sur la sécurité des citoyens, affirme encore le communiqué des verts. (b.)
Posté par ul_saintgilles à 20:44 - LIBÉRALISATION DU MARCHÉ DE L'ÉNERGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Turtelboom veut une prison pour émeutiers
http://www.metrotime.be/digipaperArticlefr.html?storyId=25568162
BRUXELLES La ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom, veut créer un lieu où seraient rassemblées des personnes en cas d’arrestation massive, a-t-elle indiqué en commission de l’Intérieur de la Chambre, en réponse à des interpellations sur les émeutes à Molenbeek et Anderlecht. La ministre a rappelé le déroulement des faits et la façon dont la police était intervenue lors des émeutes. Elle a aussi évoqué les mesures qui étaient à l’étude à la suite de ces incidents. Parmi ces mesures, elle a cité l’aménagement d’un tel espace. Il serait utilisé en cas d’arrestation massive et aurait une capacité de 150 places. Il serait installé au Palais de justice, a-t-elle expliqué, précisant toutefois que l’administration recherchait d’autres endroits qui pourraient faire l’affaire.
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01 octobre 2009
L’Etat accusé de blanchiment par un fonctionnaire
http://www.metrotime.be/digipaperArticlefr.html?storyId=25568035

BRUXELLES «On pratique et accepte de grandes régularisations fiscales contre des prélèvements de 3 à 5 %», affirme un fonctionnaire de l’ISI. Pour lui, l’Etat organise une sorte de blanchiment d’argent. Un scandale pour les parlementaires, qui demandent des explications à Didier Reynders.
La Belgique est-elle devenue le paradis du blanchiment massif d’argent noir à tarifs bradés? C’est l’accusation lancée hier par Karel Anthonissen, directeur régional de l’Inspection spéciale des impôts (ISI). «On pratique et accepte de grandes régularisations fiscales contre des prélèvements de 3 à 5 %», affirme-t-il dans ‘L’Echo’.
Le monde politique s’est emparé de ces déclarations pour demander des comptes à Didier Reynders (photo), le ministre libéral des Finances. Des contribuables obtiendraient des «Points de contact régularisation de l’Administration fiscale» des transactions particulièrement favorables, bien en deçà des sanctions prévues dans le cadre de la DLU ou dans le régime général de l’impôt sur les revenus, relève Ecolo qui rappelle qu’en novembre 2007 un rapport de la Cour des Comptes pointait déjà «les carences de l’administration fiscale en matière de régularisation de revenus ayant échappé à l’impôt».
Même dans la majorité, on s’interroge. Le député PS Alain Mathot a demandé une «réunion exceptionnelle» de la Commission des Finances pour y voir plus clair. «Si cette information se révèle exacte, cela signifie que les personnes qui n’ont pas respecté la DLU bénéficient de meilleures conditions que celles ayant réellement respecté la loi», souligne de son côté le cdH. Le ministre des Finances, Didier Reynders, s’est étonné des propos du fonctionnaire et des réactions politiques qu’ils ont suscitées. Il a rappelé qu’il ne gère pas personnellement les dossiers de régularisation fiscale. Cette tâche incombe à l’administration qui doit appliquer la loi. Mais il maintient son soutien à ce principe. Les régulations «permettent de sortir de l’ombre des capitaux cachés et le contribuable est tenu de payer l’impôt normalement dû, conformément à la loi. Si l’administration ou la Justice a des soupçons de blanchiment, même après la régularisation, elle peut entamer des poursuites», a-t-il expliqué.
http://www.fiscus.fgov.be
Posté par ul_saintgilles à 10:28 - CRISE FINANCIÈRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
La Belgique participe à l’augmentation de capital de BNP
http://www.metrotime.be/digipaperArticlefr.html?storyId=25586549
BRUXELLES L’Etat belge participera à l’augmentation de capital de BNP Paribas. Le Premier ministre Herman Van Rompuy et le ministre des Finances Didier Reynders ont assuré hier, à l’issue de la réunion du comité ministériel restreint, que l’opération serait neutre d’un point de vue budgétaire.
«C’est une opération neutre, qui n’a pas de coût pour le budget ni d’impact sur l’endettement», a expliqué hier M. Reynders suite à l’annonce de la participation belge à l’augmentation de capital de BNP Paribas. Le gouvernement utilisera d’une part le dividende qu’il a reçu du groupe français au mois de juin. Il avait alors préféré recevoir ce dividende sous forme d’actions plutôt qu’en argent comptant et a réalisé depuis lors une plus-value. Le cours de l’action est en effet passé de 40 € à 57 €. Il vendra également une partie des droits préférentiels dont il bénéficie dans le cadre de la souscription à cette augmentation de capital.
Actuellement, l’État belge détient 11,54% des parts de BNP Paribas, et en est le deuxième actionnaire. En souscrivant à l’augmentation de capital, sa participation descendra à 10,8 %. Ce faisant, l’État belge a choisi une solution intermédiaire. S’il avait voulu conserver son niveau de participation dans le groupe bancaire français à 11,54 %, il aurait dû mobiliser des moyens budgétaires. Et s’il ne se joignait pas à l’augmentation de capital, sa part aurait encore diminué et du même coup les dividendes qu’il en retire.
Du côté socialiste, la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx s’est montrée satisfaite après les réticences qu’elle avait manifestées avant d’entrer en réunion. «J’avais dit que cela ne devait pas coûter un franc supplémentaire. Nous avons déjà mis suffisamment d’argent dans les banques», a-t-elle expliqué à l’issue de la réunion.
La banque française avait annoncé mardi qu’elle allait lancer une augmentation de capital de 4,3 milliards € pour rembourser «dès octobre» les 5,1 milliards € d’actions de préférence de l’État français, souscrites pendant la crise pour aider la banque. Ce remboursement aura une influence sur la position de la Belgique au sein du capital de la banque. Dans le cadre de la vente de Fortis Banque au groupe français, l’État belge en est devenu le deuxième actionnaire, après l’État français. Si l’on tient compte des actions avec droit de vote, l’État belge en est toutefois l’actionnaire le plus important. L’opération annoncée mardi devrait en faire le premier actionnaire.
Posté par ul_saintgilles à 10:26 - CRISE FINANCIÈRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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