CeMAB :: Procès des inculpés du CAS ce jeudi 26/11 à 8h 30

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Procès des inculpés du CAS ce jeudi 26/11 à 8h 30
by solidarité Monday, Nov. 23, 2009 at 10:08 PM

Soyons présents le 26/11 à 8h30 devant le palais de justice de Bruxelles: la résistance se poursuit.

Procès des inculpés ...
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Comme vous le savez surement, trois d'entre nous se préparent à être jugés ce jeudi 26/11 pour s'être assis pacifiquement devant une rafle de 54 sans-papiers. Être ce jeudi 26/11 à 8h30 devant le palais de (l'in)justice c'est leur afficher notre solidarité, c'est ne pas les laisser seuls là où ils seront les plus vulnérables, c'est continuer ce que nous avons toujours fait ensemble, unis: RÉSISTER! Être là c'est poursuivre la lutte!

Voici un texte explicatif des faits qui se sont déroulés le 26/10/2008 donnant lieu au procès de jeudi prochain: Merci d'avance de votre présence:

Le jeudi 16/ 10/ 2008, suite au dédain politique dont sont victimes les sans-
papiers de Belgique, 54 Afghans et Iraniens en grève de la faim
depuis 57 jours, envahirent le Commissariat Général aux Réfugiés et
aux Apatrides (CGRA).
Tous, hommes, femmes, enfants, entassés dès 11h30 dans le hall du
CGRA dans l’attente de leur Carte Orange promise depuis des jours.
Sur place, pas une caméra, pas une radio de diffusion, pas un
journaliste en vue.
Le sort de ces sans-papiers allait se jouer dans un hall aux portes
vitrées embuées, fermées de l’intérieur. Sans manger depuis des
jours, sans boire depuis des heures et sans aucun appui d’aucune
opinion publique présente.
A défaut de la presse, c’est la police qui fît son apparition en
masse sur le coup de 15h 45. Le quartier fût bouclé avec une
rapidité et une efficacité impressionnante : plus d’une vingtaine
de fourgonnettes se déployèrent tout autour de la zone du CGRA. A
leur bord, hommes et femmes en « armures de plexiglas et de
kevlar armés chacun d’une matraque et d’une dizaine de colsons
( ?) . Etatit ce là une réponse appropriée adressé aux sans-papiers
pour pallier aux manquements de l’Etat en matière de politique
d’immigration ? Une centaine de flics en armes, potentiel de
violence maximum et potentiel intellectuel minimum, est-ce là
l’interlocuteur en mesure de répondre aux attentes d’une
cinquantaine de sans-papiers? Est-ce comme cela que les carences
politiques se règlent : par l’argument policier ?
En tête du cortège policier, écartant à grandes brasses les
personnes restées sur son passage, dépeignant avec ironie la
macabre scène dont il était à la fois témoin et acteur, le
Commissaire de la Ville de Bruxelles : "M . Vndrmsn" . Il lança
aux assiégés dépités un ultimatum d’un quart d’heure, après quoi
tous, hommes, femmes, enfants, seraient « arrêtés et envoyés en
centres fermés ».
L’ordre de quitter les lieux ne prenait évidemment pas en compte ce
pourquoi ces afghans et iraniens se battaient. Il faisait fi de
tout le combat politique que ces personnes avaient mené depuis
plusieurs mois jusqu’à ces quelques heures passées sur le carrelage
du CGRA.
Dire qu’une présence policière massive dans ce genre de situation
apaise les esprits relève de l’anthologie. Lorsque les occupants
comprirent que l’homme face à eux n’était pas mandaté par l’Etat
pour les régulariser, certains grévistes déchirèrent leur chemise
pour attirer les regards sur les séquelles laissés par leur jeûne.
D’autres se tapèrent violemment la tête contre les murs de
l’institution faisant front au sourire narquois du Commissaire trop
heureux de décompter les minutes qui le rapprochaient de la mise en
marche de la machine policière à rafler.
Lorsque la montre de son poignet indiqua 16h, le Capo fît signe à
ses chiens de procéder. Face aux ordes de policiers qui
resserraient pas à pas l’étaux sur la porte d’entrée du CGRA
désormais béante, une dizaines d’étudiants.
« On est là, on reste, on ne partira pas » scandaient les étudiants
maintenant assis, coincés entre la devanture du CGRA et un demi-
cercle de boucliers.
Après cette image, tout alla très vite. Le bruit des bottes étouffa
les cris des camarades arrêtés dans la violence sans sommation.
Une fois neutralisée (matée ?) la solidarité citoyenne étudiante
fût criminalisée ! Une fois empilés les uns derrière les autres,
assis à même les pavés, sur-menottés, blessés pour certains, trois
d’entre nous, sans doute les plus reconnaissables,
furent désignés arbitrairement du doigt par le chef policier comme
étant les leaders et écopèrent dès lors d’une arrestation
JUDICIAIRE contrairement aux six autres qui furent, eux, arrêtés
administrativement. Six chefs d’inculpation, tout aussi
arbitrairement répartis nous furent attribués. A noter, que notre
arrestation se substitua visiblement à celle des occupants
grévistes, ce qui est un bon point.
On peux s’interroger dès à présent sur la nécessité pour l’Etat
d’épier les faits et gestes d’une poignée d’étudiants solidaires.
Nos actions de protestation ou de solidarité menacent-elles la
pérennisation de la société au point de mettre sous tutelle un
mouvement de soutien étudiant jusqu’à l’intérieur de son propre
campus ? Si cela est le cas, si nos protestations ont un impact qui
dérange, si nos manifestation trouve un écho dans nos quartiers, la
répression policière chaque jour plus violente, n’est que
l’évidence que l’Etat n’ose pas assumer au grand jour ses
politiques xénophobes. Il s’attèle donc à tuer les révoltes dans
l’œuf. A marginaliser et criminaliser les mouvements sociaux avant
que ceux-ci se propagent. Avant que le « citoyen lamda »(si ce
fameux citoyen existe) sente les aberrations politiques que notre
système représentatif construit chaque jour, il faut mater,
violenter, arrêter, enfermer puis évacuer ceux qui l’ont compris.
Or, si nous ne réagissons pas, si nous baissons la tête face à
cette pression « légale », si parce qu’ « ils arrêtent », « on
s’arrête », si nous mettons fin à nos réactions légitimes, nous
serons contraints d’abandonner non seulement les sans-papiers et
tous ceux avec qui nous nous battons mais aussi et surtout nous serions
contraints d’abandonner nos idéaux, notre conviction profonde que
quand il y a une injustice il faut la criée, notre conviction
profonde qu’il ne tient qu’a nous, et à nous seuls, de révolutionner cette chose qu’on appelle monde, cette conviction là, nous ne pouvons pas
l’abandonner.

Poursuivons la résistance : soyons présent le jeudi 26 novembre à 8h30 devant le Palais de Justice de Bruxelles, pour soutenir les trois inculpés.

Merci d'avance

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une honte!!!
by van der ouderaa michel Wednesday, Nov. 25, 2009 at 12:17 PM
vanmi@no-log.org

rien ne change sous le soleil , résister est une infraction dans un état policier, lorsque aucune réaction politique n'est possible, du au vérouillage de celle çi par les "grands" partis, grands par leurs moyens financiers, petits parce qu'il ne respectents pas leurs engagement, ni aucuns idéals d'une vie meilleure pour chacuns, ils aident par leurs innercie, etleur calculs nombrilistes, alors les gens qui acceptent de prendre le risque, a leurs corps défendants( et meurtris!!)de protester et de ne point courber l'échine, sont pour moi les seuls humains vivants dans la dignitée du respect de leurs convictions...petites pierres feronts grands édifice lorsque les générations futures regarderons en arrière...et je ne peux que resentire de l'embaras et de la honte pour le reste...mike

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Les forces de l'ordre et l'ordre établi
by Paul Willems Wednesday, Nov. 25, 2009 at 12:31 PM
paulwillems.adk@gmail.com +3225385781 28, rue Emile féron

En lisant le récit de l'expulsion de 54 sans-papiers du Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA), le jeudi 16-10-2009, je m'aperçois qu'il résulte de ses explications qu'il existe un décalage entre, d'une part, les citoyens qui font comme si nous vivions dans une société heureuse, sans limite, sans contrainte autre que sa propre discipline et son désir de bien faire, confrontés à des situations inacceptables et atypiques, et, d'autre part, le pouvoir, l'état. Or l'état, les forces de l'ordre sont, eux, tenus de tenir compte des changements en cours, des transformations politiques... Je ne prétends pas qu'ils tiennent compte des réalités. Ils tiennent seulement compte des contraintes existant à un certain niveau, des contraintes politiques, ou idéologiques, ce qui revient en partie au même, qui ont cours à l'échelon mondial par exemple. Ils en tiennent compte à leur manière, cela va sans dire. Tous les pays riches, industrialisés ferment leurs frontières et ont une politique extérieure, commerciale et étrangère similaire. Tous présentent les mêmes carences. Comment les fustiger à cause de ces carences, qui sont aussi celles de la société. Je dis bien la société. Ne tombons pas dans l'angélisme. Les carences des milieux politiques vont de pair avec les carences politiques en cours à l'échelon international, et avec les carences de la société.

Qu'est-ce que la société? La société est ce à qui profite l'ordre établi, ce qui en bénéfie, ce qui en est le corrélat. Il n'y a pas de société sans une base organisée. La société est donc en partie la commanditaire de ce que l'état, le pouvoir réalise, accomplit. Il en est ainsi, ne fût-ce qu'en élisant des gens, ou en acceptant ceux qu'elle a dû élire, même si les jeux sont truqués. Le monde politique est celui qui, même si les jeux sont truqués, plaît à cette société. La démocratie est une technique de persuasion, et de communication, qui permet que certaines questions, certains thèmes soient abordés. Pas tous. De fait, le choix n'est pas énorme. Les moyens de le manipuler sont presque tout-puissants. Pour le manipuler, il suffit de tenir compte des attentes matérielles, et psychologiques des membres de cette société: besoin de plaire, d'exister, de disposer d'une certain confort. Il suffit aussi de ne pas en tenir compte. La parole, surtout, est manipulée. Mais sa fabrication implique que quelque chose doit plaire à la société. Le monde politique prétend donc le plus possible ménager à la société ses illusions. Il partage en grande partie ces illusions. Le monde politique lui-même est la première victime de cette manipulation, même s'il en tire parti. Tout cela explique la persistance de certaines illusions, ainsi que la persistance d'un ordre international qui, en fait, quelles qu'en soient les qualités intrinsèques, est une aberration. Si la société d'un pays industrialisés rejetait subitement cet ordre international, ce dernier en serait ébranlé, et il serait remis en question. Cela ne signifie pas qu'il serait forcé de procéder à des changements. Disons que cela dépendrait des options privilégiées par la société capable de le rejeter.

En attendant, pour préserver cet ordre, le monde politique est forcé de faire des différences, de construire des murs (Israël), de fermer les frontières, de poursuivre la mise à sac des ressources naturelles du tiers-monde et le saccage qui va avec, sans vergogne, sans état d'âme, et ce manque d'état d'âme est ce qu'il y a lieu de déplorer dans le traitement des problèmes que cela engendre, comme par exemple l'accumulation d'illégaux issus de ces pays, non seulement injustement pillés, mais injustement saccagés..

Les forces de l'ordre, elles, ont une mission, préserver autant que faire se peut la cohésion sociale, empêcher l'anarchie de se répandre, la discorde et la violence d'exploser, de dissoudre la société, ou d'imposer un ordre inacceptable, injuste. Le fonctionnement des règles normales de la société permet d'espérer que ses problèmes puissent être un jour résolus. Si ce fonctionnement s'interrompait, ces problèmes ne seraient pas résolus pour autant. Peut-être serait-ce même préférable? Mais, étant donné la domination d'une sorte de fondamentalisme bourgeois, libéral, voire social, capitaliste, capable d'organiser les choses de manière encore beaucoup moins démocratique, ce n'est pas certain. Ce fondamentalisme de nature autoritaire cherche même un prétexte pour dissoudre la société et pour imposer sans partage l'ordre auquel elle adhère silencieusement jusqu'à présent. Bien sûr, c'est cela le danger. Et c'est même ce qui se profile, ce qui est en train de nous être imposé. Un ordre mensonger, autoritaire est en train de se substituer à l'ordre bourgeois lui-même, à l'ordre démocratique. L'ordre sécuritaire, qui n'est pas un fait propre à la Belgique, mais au monde industrialisé, n'est qu'une étape dans cette transformation. L'ordre policier en est le corollaire. Mais l'ordre policier, ce n'est pas la police. Accuser les forces de l'ordre de prétendre maintenir l'ordre est une erreur. C'est une manière d'exonérer la société, ainsi que l'ordre autoritaire, de ses responsabilités. Les forces de l'ordre ne sont pas l'ordre autoritaire. Elles ne sont pas non plus concernées par le pillage des matières premières, même si individuellement, leurs membres font partie de la société et en profitent. Il est évident qu'elles en profitent. Mais il leur appartient d'abord de veiller à ce que les règles normales de la société puissent fonctionner. Ou des règles anormales, si les règles normales ne fonctionnent pas. C'EST LEUR FONCTION.

Je me permets de faire une remarque supplémentaire. Si sans-papiers il y a, c'est parce que nous vivons dans une société qui se veut d'abondance, dans une société démocratique où tous ont prétendument un droit à vivre. C'est ce "tous", qui exclut que certains fassent partie du tout, de la société, qui empêche que tous en profitent. En fait, nous ne vivons pas dans une société d'abondance. NOUS NE VIVONS PAS DANS UNE SOCIETE D'ABONDANCE. Dans l'état où les choses, la société sont organisées, cette abondance est à la fois illusoire, éphémère et même mortelle. Pas seulement pour des réfugiés, pour des exclus, mais pour tous, ou pour presque tous, quand bien même certains ont droit à une vaccination et d'autres pas. Il est temps que le mouvement alternatif s'approprie ce thème.

De quelle manière, c'est à lui d'en décider. Il est vain de se dire qu'on pourrait en rester à une société d'abondance, qui, en plus, a toujours été une mystification. En effet, pendant que les sociétés des pays industrialisées bénéficiaient d'une certain confort matériel, les peuples décolonisés se faisaient bombarder massivement, ou continuaient à se faire extorquer leurs richesses sans contrepartie. En outre, ils étaient victimes d'un mépris accablant, d'une diplomatie aggravant certaines faiblesses, et engendrant les pires privations (Cuba). En même temps, un puissant mouvement humanitaire était nécessaire pour garantir aux peuples industrialisés le confort moral minimum auquel ils aspirent, et les populations du tiers-monde, abandonnées à la misère engendrée par l'ordre colonial et capitaliste, étaient traitées en inférieures, en assistées, en incapables, en irresponsables. Les pays industrialisés puisaient également dans les forces vives de ces populations pour se doter des travailleurs de force dont elles avaient besoin, ce genre de travail étant peu compatible avec le statut que subitement, leur élévation nouvelle accordaient à leurs propres travailleurs! Exactement comme à l'époque de l'esclavage.

Tout cela est à mettre sur le tapis. C'est difficile. Les mystifications passées, et la tournure, les transformations actuelles, dont les raisons premières sont toujours bien sûr le nationalisme et l'élitisme, l'ethnisme et le racisme, la peur.

Si je me permets de faire cette mise au point, c'est parce qu'une certaine ingénuité a tendance à gripper le mouvement de défense des sans-papiers et d'autres. Il ne s'agit pas de se tromper de point de vue. Les forces de l'ordre ne sont pas complices, mais victimes de l'ordre établi. Comme les sans-papiers, comme toutes ses autres victimes. Elles en sont les instruments. Comme beaucoup d'autres. C'est l'ordre établi qui représente un problème. Cela étant, des règles doivent être respectées. Les forces de l'ordre ont également des règles à respecter. Il ne s'agit pas non plus de se borner à un discours humanitaire, faisant état d'une nature humaine à respecter. C'est l'hypocrisie sociale dans sa généralité qu'il s'agit de combattre et de dénoncer.

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Soutien tardif
by Javier Thursday, Nov. 26, 2009 at 2:18 AM

Malheuresement j'ai lu tout l'histoire trop tard. Tout mon soutien pour eux.

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Etat de droit
by France De Moustier Saturday, Nov. 28, 2009 at 10:45 AM
france_de_moustier@yahoo.com Bruxelles

Je vais peut-être parraître vieux jeu, mais quand moi j'organise un manifestation je dois d'abord demander l'autorisation à l'autorité administrative, soit le Bourgmestre. Normalement cette autorisation est très vite donnée.
Et si les flics sont intervenus sur place c'est qu'ils ont été appelés par l'office des étrangers, je crois.
Donc d'abord demander et puis agir.
Et quelqu'un peut dire comment a été le procès?????
Je suis curieuse vu que je n'étais pas là.
Bisous à tous

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question
by à France De Moustier Tuesday, Dec. 08, 2009 at 11:42 AM

De quelle manifestation vous parlez?

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