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Procès des inculpés du CAS ce jeudi 26/11 à 8h 30 Soyons présents le 26/11 à 8h30 devant le palais de justice de Bruxelles: la résistance se poursuit.
![]() 1.jpgkkuomj.jpg, image/jpeg, 500x335 Comme vous le savez surement, trois d'entre nous se préparent à être jugés ce jeudi 26/11 pour s'être assis pacifiquement devant une rafle de 54 sans-papiers. Être ce jeudi 26/11 à 8h30 devant le palais de (l'in)justice c'est leur afficher notre solidarité, c'est ne pas les laisser seuls là où ils seront les plus vulnérables, c'est continuer ce que nous avons toujours fait ensemble, unis: RÉSISTER! Être là c'est poursuivre la lutte! une honte!!! rien ne change sous le soleil , résister est une infraction dans un état policier, lorsque aucune réaction politique n'est possible, du au vérouillage de celle çi par les "grands" partis, grands par leurs moyens financiers, petits parce qu'il ne respectents pas leurs engagement, ni aucuns idéals d'une vie meilleure pour chacuns, ils aident par leurs innercie, etleur calculs nombrilistes, alors les gens qui acceptent de prendre le risque, a leurs corps défendants( et meurtris!!)de protester et de ne point courber l'échine, sont pour moi les seuls humains vivants dans la dignitée du respect de leurs convictions...petites pierres feronts grands édifice lorsque les générations futures regarderons en arrière...et je ne peux que resentire de l'embaras et de la honte pour le reste...mike Les forces de l'ordre et l'ordre établi En lisant le récit de l'expulsion de 54 sans-papiers du Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA), le jeudi 16-10-2009, je m'aperçois qu'il résulte de ses explications qu'il existe un décalage entre, d'une part, les citoyens qui font comme si nous vivions dans une société heureuse, sans limite, sans contrainte autre que sa propre discipline et son désir de bien faire, confrontés à des situations inacceptables et atypiques, et, d'autre part, le pouvoir, l'état. Or l'état, les forces de l'ordre sont, eux, tenus de tenir compte des changements en cours, des transformations politiques... Je ne prétends pas qu'ils tiennent compte des réalités. Ils tiennent seulement compte des contraintes existant à un certain niveau, des contraintes politiques, ou idéologiques, ce qui revient en partie au même, qui ont cours à l'échelon mondial par exemple. Ils en tiennent compte à leur manière, cela va sans dire. Tous les pays riches, industrialisés ferment leurs frontières et ont une politique extérieure, commerciale et étrangère similaire. Tous présentent les mêmes carences. Comment les fustiger à cause de ces carences, qui sont aussi celles de la société. Je dis bien la société. Ne tombons pas dans l'angélisme. Les carences des milieux politiques vont de pair avec les carences politiques en cours à l'échelon international, et avec les carences de la société. Qu'est-ce que la société? La société est ce à qui profite l'ordre établi, ce qui en bénéfie, ce qui en est le corrélat. Il n'y a pas de société sans une base organisée. La société est donc en partie la commanditaire de ce que l'état, le pouvoir réalise, accomplit. Il en est ainsi, ne fût-ce qu'en élisant des gens, ou en acceptant ceux qu'elle a dû élire, même si les jeux sont truqués. Le monde politique est celui qui, même si les jeux sont truqués, plaît à cette société. La démocratie est une technique de persuasion, et de communication, qui permet que certaines questions, certains thèmes soient abordés. Pas tous. De fait, le choix n'est pas énorme. Les moyens de le manipuler sont presque tout-puissants. Pour le manipuler, il suffit de tenir compte des attentes matérielles, et psychologiques des membres de cette société: besoin de plaire, d'exister, de disposer d'une certain confort. Il suffit aussi de ne pas en tenir compte. La parole, surtout, est manipulée. Mais sa fabrication implique que quelque chose doit plaire à la société. Le monde politique prétend donc le plus possible ménager à la société ses illusions. Il partage en grande partie ces illusions. Le monde politique lui-même est la première victime de cette manipulation, même s'il en tire parti. Tout cela explique la persistance de certaines illusions, ainsi que la persistance d'un ordre international qui, en fait, quelles qu'en soient les qualités intrinsèques, est une aberration. Si la société d'un pays industrialisés rejetait subitement cet ordre international, ce dernier en serait ébranlé, et il serait remis en question. Cela ne signifie pas qu'il serait forcé de procéder à des changements. Disons que cela dépendrait des options privilégiées par la société capable de le rejeter. En attendant, pour préserver cet ordre, le monde politique est forcé de faire des différences, de construire des murs (Israël), de fermer les frontières, de poursuivre la mise à sac des ressources naturelles du tiers-monde et le saccage qui va avec, sans vergogne, sans état d'âme, et ce manque d'état d'âme est ce qu'il y a lieu de déplorer dans le traitement des problèmes que cela engendre, comme par exemple l'accumulation d'illégaux issus de ces pays, non seulement injustement pillés, mais injustement saccagés.. Les forces de l'ordre, elles, ont une mission, préserver autant que faire se peut la cohésion sociale, empêcher l'anarchie de se répandre, la discorde et la violence d'exploser, de dissoudre la société, ou d'imposer un ordre inacceptable, injuste. Le fonctionnement des règles normales de la société permet d'espérer que ses problèmes puissent être un jour résolus. Si ce fonctionnement s'interrompait, ces problèmes ne seraient pas résolus pour autant. Peut-être serait-ce même préférable? Mais, étant donné la domination d'une sorte de fondamentalisme bourgeois, libéral, voire social, capitaliste, capable d'organiser les choses de manière encore beaucoup moins démocratique, ce n'est pas certain. Ce fondamentalisme de nature autoritaire cherche même un prétexte pour dissoudre la société et pour imposer sans partage l'ordre auquel elle adhère silencieusement jusqu'à présent. Bien sûr, c'est cela le danger. Et c'est même ce qui se profile, ce qui est en train de nous être imposé. Un ordre mensonger, autoritaire est en train de se substituer à l'ordre bourgeois lui-même, à l'ordre démocratique. L'ordre sécuritaire, qui n'est pas un fait propre à la Belgique, mais au monde industrialisé, n'est qu'une étape dans cette transformation. L'ordre policier en est le corollaire. Mais l'ordre policier, ce n'est pas la police. Accuser les forces de l'ordre de prétendre maintenir l'ordre est une erreur. C'est une manière d'exonérer la société, ainsi que l'ordre autoritaire, de ses responsabilités. Les forces de l'ordre ne sont pas l'ordre autoritaire. Elles ne sont pas non plus concernées par le pillage des matières premières, même si individuellement, leurs membres font partie de la société et en profitent. Il est évident qu'elles en profitent. Mais il leur appartient d'abord de veiller à ce que les règles normales de la société puissent fonctionner. Ou des règles anormales, si les règles normales ne fonctionnent pas. C'EST LEUR FONCTION. Je me permets de faire une remarque supplémentaire. Si sans-papiers il y a, c'est parce que nous vivons dans une société qui se veut d'abondance, dans une société démocratique où tous ont prétendument un droit à vivre. C'est ce "tous", qui exclut que certains fassent partie du tout, de la société, qui empêche que tous en profitent. En fait, nous ne vivons pas dans une société d'abondance. NOUS NE VIVONS PAS DANS UNE SOCIETE D'ABONDANCE. Dans l'état où les choses, la société sont organisées, cette abondance est à la fois illusoire, éphémère et même mortelle. Pas seulement pour des réfugiés, pour des exclus, mais pour tous, ou pour presque tous, quand bien même certains ont droit à une vaccination et d'autres pas. Il est temps que le mouvement alternatif s'approprie ce thème. De quelle manière, c'est à lui d'en décider. Il est vain de se dire qu'on pourrait en rester à une société d'abondance, qui, en plus, a toujours été une mystification. En effet, pendant que les sociétés des pays industrialisées bénéficiaient d'une certain confort matériel, les peuples décolonisés se faisaient bombarder massivement, ou continuaient à se faire extorquer leurs richesses sans contrepartie. En outre, ils étaient victimes d'un mépris accablant, d'une diplomatie aggravant certaines faiblesses, et engendrant les pires privations (Cuba). En même temps, un puissant mouvement humanitaire était nécessaire pour garantir aux peuples industrialisés le confort moral minimum auquel ils aspirent, et les populations du tiers-monde, abandonnées à la misère engendrée par l'ordre colonial et capitaliste, étaient traitées en inférieures, en assistées, en incapables, en irresponsables. Les pays industrialisés puisaient également dans les forces vives de ces populations pour se doter des travailleurs de force dont elles avaient besoin, ce genre de travail étant peu compatible avec le statut que subitement, leur élévation nouvelle accordaient à leurs propres travailleurs! Exactement comme à l'époque de l'esclavage. Tout cela est à mettre sur le tapis. C'est difficile. Les mystifications passées, et la tournure, les transformations actuelles, dont les raisons premières sont toujours bien sûr le nationalisme et l'élitisme, l'ethnisme et le racisme, la peur. Si je me permets de faire cette mise au point, c'est parce qu'une certaine ingénuité a tendance à gripper le mouvement de défense des sans-papiers et d'autres. Il ne s'agit pas de se tromper de point de vue. Les forces de l'ordre ne sont pas complices, mais victimes de l'ordre établi. Comme les sans-papiers, comme toutes ses autres victimes. Elles en sont les instruments. Comme beaucoup d'autres. C'est l'ordre établi qui représente un problème. Cela étant, des règles doivent être respectées. Les forces de l'ordre ont également des règles à respecter. Il ne s'agit pas non plus de se borner à un discours humanitaire, faisant état d'une nature humaine à respecter. C'est l'hypocrisie sociale dans sa généralité qu'il s'agit de combattre et de dénoncer. Soutien tardif Malheuresement j'ai lu tout l'histoire trop tard. Tout mon soutien pour eux. Etat de droit Je vais peut-être parraître vieux jeu, mais quand moi j'organise un manifestation je dois d'abord demander l'autorisation à l'autorité administrative, soit le Bourgmestre. Normalement cette autorisation est très vite donnée. question De quelle manifestation vous parlez? |
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